Mercredi 3 mai

Mercredi 3 mai
Les gens ont peur de ce qu'ils ne connaissent pas. De ce qui sort de l'ordinaire. On ne peut pas leur en vouloir mais certains le montre si quelque chose ne leur plaît pas.

Comme beaucoup d'autres jeunes, je suis ce que certains apelle pédé. Et comme beaucoup d'autres jeunes je le cache bien évidemment. Je n'ose même pas imaginé le regard de mes proches s'ils l'apprenaient. Je crains de ne plus être le même à leurs yeux. De les décevoir peut être meme ?.. Enfin bref, je n'ose pas vivre.

Remarquez, quand je vois la mentalité de la majorité des gays - car il ne faut pas se leurrer - j'ai encore plus de craintes... Et avec tout ce que j'entends autour de moi sur les gays, je commence à me dégouter moi même... ET j'ai de plus en plus de mal à m'imaginer une quelconque vie sentimentale.
Je me trompe peut être, parcequ'on ne peut pas prévoir si l'amour va nous tomber dessus un jour ou non, mais au jour d'aujourdhui, je suis presque persuadé que je vais resté seul. En ce qui me concerne je n'ai jamais cru en l'amour. Et d'ailleurs voir un couple me fais rager...


Jalousies ?... Surement.

Enfin bref. Je ne m'imaginais aucune vie sentimentale pourtant, hier, j'ai croisé un homme dans un centre commercial. Il y travail et ça fait plusieurs fois que je le remarque, vadrouillant dans les rayons avec ses rollers. Je pense qu'il est gay lui aussi...

Peut être que je me trompe mais la première fois que je l'ai remarqué, c'était parcequ'il me regardait, installé derrière sa caisse. Il a d'abord tourné la tête lorsqu'il a vu que je l'avais remarqué. Mais ensuite il jettait de petit regard discret et un peu gêné, ce qui m'a fait sourire.

Une seconde fois, il a manquer de me percuté en roller, ce qui nous a valu de nous echanger un regard et un sourire "complice" oserais je dire. Mais comme j'étais avec ma tante, je me suis très vite gêné et ce petit moment s'est très vite écourté.

Et c'est donc hier que je l'ai revu pour la énième fois...

On n'a pas cessé de se lancer des regards mutuellement. Moi assis dans sur un banc dans la gallerie marchande, il a soudain cessé ses allées et retours dans les rayons pour voyager d'une caisse à l'autre... juste devant moi. C'est bête, car je ne sais pas de facon certaine si cette personne est gay, je ne le connais même pas, mais ces echanges de regard me touchaient.

L'apogée de la scène, ce m'a fait rire, ce fut lorsque je me suis enfin décidé à partir. Il s'est empressé de revenir vers moi, il m'a doublé, sur ses rollers et s'est posé à l'accueil ou il m'a regardé passer. Lorsque j'ai voulu le regarder moi aussi j'ai croiser brièvement son regard... j'ai paniqué et détourner la tête... avant de quitter les lieux...

J'aime y repensser mais j'aipeur de me tromper sur toute la ligne. Etant timide comme je le suis, jamais je n'oserais tenter d'entamer la conversation. Je ne le verrais peut-être pas avant très longtemps... Et rien que d'envisager ça, j'ai un pincement au coeur.

Alors voilà pourquoi je parait si fermé en permanence. Je pense que peut être je n'auraios jamais le plaisir de connaitre le bonheur... Cette barrière que m'impose ma timidité et mon manque d'assurance est un vrai handicap...

Ca et d'autres facteurs me poussent à un antipathisme qui m est caractéristique.

Dans ces circonstances, que me reste t-il à faire ?
# Posté le mercredi 03 mai 2006 15:56
Modifié le mardi 24 juillet 2007 07:17

Jeudi 4 Mai

Jeudi 4 Mai
J'ai vu un homme qui se promenait avec ses deux petites filles ce matin. J'ai trouvé cette image attendrissante et tres touchante. Et alors que je les regardait chahuter j'ai réaliser que je n'aurais probablement pas d'enfants... Et cette idée me déprime. J'ai lu sur le blog d'un jeune, lui aussi homo, qu'il estimait que le fait de ne pas avoir d'enfant l'arrangeait, que cela n'avançait pas à grand chose sinon bousiller des anées de sa propre vie...

C'est une opinion... Mais avoir des enfants est quelque chose que j'adorerais... MAis on ne peut pas tout contrôler... Ma foi.

Ensuite, en prenant le bus, j'ai rencontré un jeune que je ne connais que de vue. Un beau brun plutot beau gosse qui portait des vêtements qui le mettait très à son avantage. Enfin bref, lepeu de fois ou je le rencontre il n'arrete pas de me regarder discretment lui aussi. Je ne pense pas être beau au point que l'on me relouque ainsi aussi souvent ! Cela me met mal à l'aise et je me sens agressé.

J'ai donc tenté de l'ignorer mais mon con a prit le même second bus que moi... Enfin bref mon apres midi démarrait mal...

Plus tard, comme j'étais de sortie seul (cinéma), je me suis senti vraiment seul. Je voyait ces couples s'enlacer, l'un à coté de l autre dans cette grande salle sombre, s'embrassant, se rassurant mutuellement lorsqu'il y avait trop d'hémoglobine à l'écran... En regardant instinsctivement à côté de moi, tout ce que j'ai vu c'était un siege vide.

DE maniere général, à chaque fois que je regarde à mes coté, je ne trouve rien. Je pensais ne pas croire en l amour mais pourtant j aimerais bien y croire.

Peut etre un jour viendra ou... Mais je suis très peu optimiste sur ce point...
# Posté le jeudi 04 mai 2006 18:52
Modifié le mardi 24 juillet 2007 07:16

Vendredi 5 mai

Vendredi 5 mai
Rien de particulier aujourd'hui à part le fait que je suis retourné au centre commercial.
Je n'ai malheureusement pas revu le beau vendeur.


Je me demande de plus en plus s'il ne faut pas que je tente quelque chose. Ce n'est pas dans ma nature moi qui suis extremement timide et reservé mais d un autre coté il est peut etre temps que je commence à vivre...

Mais comment,en présumant que je le revois assez vite, pourrais je entamer une quelque conversation ? Est ce que j en aurais le courage ? Et s'il n est pas gay ? Ca serait tellement facile s'il venaiut de lui même me parler. Mais là je suis en plein delire...
# Posté le vendredi 05 mai 2006 16:11
Modifié le vendredi 05 mai 2006 16:22

Mardi 9 mai

Rien de spécial s'est produit ce week end. Aujourd'hui par contre...

Je viens de rentrer et je suis énervé. Pourtant ma journée ne devait rien avoir d'énervante ! Je devais faire un truc que j'adore : dessiner un decor pour une piece de theatre, aller ensuite au centre commercial et enfin me défouler au cours de hip hop.

J'ai donc dessiner mon decor mais une ribanbelle de gosses est venu faire son sport scolaire ds la salle - bonjour le mal de crane... En revanche, une fois au centre commercial j'ai revu le vendeur toujours sur ses rollers. Mais là j'ai réaliser qu'il faut que j'arrete d'espérer. Il est déjà plus agé que moi et il n'a même pas autant regarder qu'habituellement. La je me suis dit que je m'étais fait un film. Que je m'etais fait mon cinéma à leau de rose en imaginant qu'il aurait pu s'interesser à moi.

Quant au cours de hip hop c'est la goute d'eau qui fait deborder le vase. Ce n'était poas un cours mais la débacle. A foi... De plus demain on veut m'emmener au code...

Encore une des ces journées à la con. Je crois que je suis au bout du rouleau. Jsuis fatigué à cause de pleurer du fait que je suis dans une periode tres tres flou de ma pauvr vie. Je sais plus quoi faire et je parle à tout les niveaux.

Mais quand je regarde autour de mois je vois ces gens qui semblent n'avoir aucun probleme, qui se tiennent la main et qui ont le sourire en permanence. J'aimerais tant être à leur place et rentrer "dans la norme".
# Posté le mardi 09 mai 2006 15:58

Lundi 15 Mai

LA journée vient de se terminer je vien de rentrer chez moi et il est 23h02. Et mon moral est au plus bas mais j'en ai l habitude depuis un petit moment. Je sais pas pourquoi j'en pourtant tout pour etre heureux...
Je me sens nul et j'ai l impression que les gens me prennent de haut. Je prend de travers la moindre reflexion... Je me demande d'où ça vient. En plus je me sent mal dans ma peau... On me dit que je suis beau, mignon et que j'ai pas besoin de perdre de kilos... Les gens sont naïfs....
Bref, tout ça pour dire qu'il y a des jor ou j'aimerais tout plaquer. Tout laisser tomber et commencer une nouvelle vie.
Je suis fascinée par ma mort j'y penses souvent.Mais je n'ai aucunement l'envie de me suicider. Même si l'idée m'est déjà monté a la tete plusieurs fois j'ai trop peur de mourrir pour passer à l acte. Nan je penssais plutot à disparaitre du jour au lendemain en ne laissant qu'un mot derriere soi. Observer les gens devant la realité de sa disparition et seulement là ils comprendront qu'ils auraient du faire plus attention à nous.
Je recommencerai alors une nouvelle vie à Paris. Ou à l etranger, quelque part ou je vivrai au jour le jour sans avoir à me soucier du travail de lar gent ou de tout autre chose superficielle. Simplement revenir aux choses esssentielles.
Cette idée trotte dans ma tete. CE soir aussi. Car enfin apres une journée comme la mienne ou j estime avoir ete aussi nul et sans interet on ne peut pas ne pas y penser.

D une maniere ou d une autre, si les choses ne se calment pas, j'agirais surement.
# Posté le lundi 15 mai 2006 17:15