Les gens ont peur de ce qu'ils ne connaissent pas. De ce qui sort de l'ordinaire. On ne peut pas leur en vouloir mais certains le montre si quelque chose ne leur plaît pas.
Comme beaucoup d'autres jeunes, je suis ce que certains apelle pédé. Et comme beaucoup d'autres jeunes je le cache bien évidemment. Je n'ose même pas imaginé le regard de mes proches s'ils l'apprenaient. Je crains de ne plus être le même à leurs yeux. De les décevoir peut être meme ?.. Enfin bref, je n'ose pas vivre.
Remarquez, quand je vois la mentalité de la majorité des gays - car il ne faut pas se leurrer - j'ai encore plus de craintes... Et avec tout ce que j'entends autour de moi sur les gays, je commence à me dégouter moi même... ET j'ai de plus en plus de mal à m'imaginer une quelconque vie sentimentale.
Je me trompe peut être, parcequ'on ne peut pas prévoir si l'amour va nous tomber dessus un jour ou non, mais au jour d'aujourdhui, je suis presque persuadé que je vais resté seul. En ce qui me concerne je n'ai jamais cru en l'amour. Et d'ailleurs voir un couple me fais rager...
Jalousies ?... Surement.
Enfin bref. Je ne m'imaginais aucune vie sentimentale pourtant, hier, j'ai croisé un homme dans un centre commercial. Il y travail et ça fait plusieurs fois que je le remarque, vadrouillant dans les rayons avec ses rollers. Je pense qu'il est gay lui aussi...
Peut être que je me trompe mais la première fois que je l'ai remarqué, c'était parcequ'il me regardait, installé derrière sa caisse. Il a d'abord tourné la tête lorsqu'il a vu que je l'avais remarqué. Mais ensuite il jettait de petit regard discret et un peu gêné, ce qui m'a fait sourire.
Une seconde fois, il a manquer de me percuté en roller, ce qui nous a valu de nous echanger un regard et un sourire "complice" oserais je dire. Mais comme j'étais avec ma tante, je me suis très vite gêné et ce petit moment s'est très vite écourté.
Et c'est donc hier que je l'ai revu pour la énième fois...
On n'a pas cessé de se lancer des regards mutuellement. Moi assis dans sur un banc dans la gallerie marchande, il a soudain cessé ses allées et retours dans les rayons pour voyager d'une caisse à l'autre... juste devant moi. C'est bête, car je ne sais pas de facon certaine si cette personne est gay, je ne le connais même pas, mais ces echanges de regard me touchaient.
L'apogée de la scène, ce m'a fait rire, ce fut lorsque je me suis enfin décidé à partir. Il s'est empressé de revenir vers moi, il m'a doublé, sur ses rollers et s'est posé à l'accueil ou il m'a regardé passer. Lorsque j'ai voulu le regarder moi aussi j'ai croiser brièvement son regard... j'ai paniqué et détourner la tête... avant de quitter les lieux...
J'aime y repensser mais j'aipeur de me tromper sur toute la ligne. Etant timide comme je le suis, jamais je n'oserais tenter d'entamer la conversation. Je ne le verrais peut-être pas avant très longtemps... Et rien que d'envisager ça, j'ai un pincement au coeur.
Alors voilà pourquoi je parait si fermé en permanence. Je pense que peut être je n'auraios jamais le plaisir de connaitre le bonheur... Cette barrière que m'impose ma timidité et mon manque d'assurance est un vrai handicap...
Ca et d'autres facteurs me poussent à un antipathisme qui m est caractéristique.
Dans ces circonstances, que me reste t-il à faire ?
